Disons-le d'emblée : la meilleure chose qui puisse maintenant arriver à
l'équipe de France est de
se faire éliminer dès vendredi contre le
Togo, histoire de
tourner définitivement la page sur cette
génération glorieuse (devenue présomptueuse pour finir honteuse), et surtout afin d'éviter une
dernière humiliation en huitième contre l'
Espagne.
Ce match avait pourtant débuté par à un
pressing rageur bienvenu et rapidement recompensé par le but de
Henry. Ensuite :
le néant. Revenir sur la façon de jouer de la
France après ce but revient à
évoquer les mêmes rengaines débitées depuis quatre ans...
Est-ce bien utile ?

On peut quand même se demander comment une
équipe aussi peu souveraine peut tomber aussi facilement dans un
tel pêché d'orgueil, pour finalement se retrouver à reculer devant une formation
Coréenne d'une
incroyable faiblesse. On a tant loué la préparation du
Lyonnais Duverne que l'excuse d'une fatigue physique ne tient plus debout.
Non, les
Français se sont à nouveau crus trop beau, trop tôt (la
suffisance d'Henry après son but tenant lieu de
symbole parfait), alors qu'ils ne le sont plus depuis bien longtemps...
Depuis un certain
France-Ecosse (5-0, 2002) en fait, qui restera de manière assez
étrange et
inexplicable comme
l'apogée d'une génération qui n'a ensuite fait que
péricliter, à l'image de son guide.