Portugal - Pays-Bas : 1 - 0 (homme du match FIFA : Maniche)
Le match d'hier soir restera comme un sommet de ce mondial. Certes, on peut trouver à redire sur la qualité du jeu, d'autant plus qu'on attendait monts et merveilles d'une telle affiche, mais ce fut tout de même du très grand spectacle alliant à la fois football, cinéma, boxe, voltige, courage et vils comportements... Un feu d'artifice plutôt viril.
Le début de match ne fit que confirmer notre dégoût pour cette équipe qui porte bien son nom : le Pays (des coups) Bas....
L'impassible et bodybuildé (les deux vont souvent de pair) Marco Van Basten vit très vite son polo d'un blanc immaculé (à l'intérieur duquel trépignait ses magnifiques biceps) tâché par la honte lorsqu'on s'aperçut qu'il avait désigné Cristiano Ronaldo comme l'homme à abattre. Ses hommes de main s'appelaient Von Bommel (toujours aussi détestable et répétons-le : le pire fumier officiant actuellement sur les terrains) et Boulahrouz, défenseur inconnu dont la lenteur n'a d'égal que la nullité.
Le premier, malgré une faute d'une vulgarité crasse, rata l'assaut. Le deuxième, en revanche, réussit dans son entreprise de démolition en déchiquetant la cuisse du feu follet Portugais avec ses crampons projétés en avant comme à la parade. Ronaldo dut finalement se résoudre à laisser sa place et lors de son remplacement, fiers de leur (très sale) coup, le léger sourire de Van Basten se devinait à travers la main qui cachait le bas de son visage pendant qu'Ooijer tapait discrètement dans celle de Boulahrouz.

Sauf qu'entre l'attentat et l'évacuation (bien tardive), la victime eut le temps de se venger en provoquant le décalage à l'origine du premier but portugais, celui de la victoire. Ensuite, le tumulte gronde :
1) En première mi-temps, Da Costa récolte deux cartons jaunes complètement idiots, le milieu de terrain ayant fait preuve hier soir d'une imbécilité impardonnable à ce niveau.
2) Le siège commence alors : à la précipitation hollandaise répondra la solidarité portuguaise.
3) Le boucher Boulahrouz récolte un deuxième jaune en seconde mi-temps, il aura finalement eu ce qu'il mérite.
4) Ca part en sucette : plusieurs bagarres collectives, et le summum de la non-sportivité est atteint lorsque Heitinga part en slalom au milieu de la défense portuguaise après une balle à terre qui devait logiquement revenir au Portugal. Deco, pas content, stoppe le batave malhonnête d'un tacle aérien bien placé. Il récoltera un jaune qui rougira deux minutes plus tard.
5) Dans une ambiance pourrie, le siège touche à sa fin et les Portugais finissent d'écoeurer les Hollandais dans les dernières minutes grâce à une maîtrise technique parfaite.
6) Bilan : Scolari, grand homme du match, a gagné la bataille tactique en gérant parfaitement une situation pourtant bien compromise. Van Basten, en refusant de faire rentrer Van Nistelrooy, aura des comptes à rendre. L'arbirtre, tout transpirant et le visage affligé, a été complètement dépassé et faisait peine à voir.

Les Portugais, malgré une victoire à la Pirus (en perdant Deco, Costinha, Ronaldo, et en ayant la quasi-totalité de son équipe sous la menace d'un deuxième carton jaune), donnaient l'impression d'avoir remporté la Coupe du monde hier soir.